À la Région, Marie-Laurence Davoine s'est occupée du plan de lutte contre l'illettrisme. : La Voix du Nord PAR FRANÇOIS FLOURENS
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Son adhésion au parti socialiste date d'avril 2002. Inutile de vous faire un dessin. Deux ans plus tard, elle sera en position éligible sur une liste PS aux élections régionales. Une fulgurance qu'elle explique plus par un concours de circonstances. « Les listes étaient proportionnelles aux courants du parti, j'avais défendu la motion Montebourg, et j'étais une femme », précise cette mère de trois enfants de 16,14 et 9 ans. Elle était d'ailleurs mère au foyer, en congé parental « pour éduquer ma fille », lorsqu'elle a accompli cette immersion politique. « Il faut y entrer, ce n'est pas parce qu'on a trente ans de parti qu'on y arrive », s'amuse-t-elle. La dame n'est pas du genre langue de bois et doit parfois détonner dans les réunions de section. Mais c'est comme ça. À la Région, on lui confiera la lutte contre l'illettrisme. « Je suis partie de rien, mais quand je prends un sujet, je le suis avec conscience professionnelle ». Elle abattra un travail considérable qui aboutira au plan LEA, (lire, écrire, agir) un plan régional de prévention et de lutte contre l'illettrisme 2008-2012.
Michel-François Delannoy a tôt fait de repérer cette jeune femme à l'enthousiasme communicatif.
Le poste d'adjointe à l'éducation lui va si bien. Et lorsqu'on lui demande comment elle fait pour concilier tout ça, elle a cette réponse : « Je jongle ».
Ce qu'elle préfère dans l'activité d'élue municipale, c'est la proximité avec « les vrais gens ».
« J'ai eu tout de suite mon baptême du feu avec les blocus d'établissements, les grèves en milieu scolaire et les suppressions de classes. » Actuellement, elle poursuit les rencontres avec les acteurs de l'éducation. Comme cela s'est fait avec les acteurs de la jeunesse, une restitution se fera en septembre. Les dossiers ne manqueront pas avec la délocalisation du lycée Le Corbusier, l'installation du CFA qui dépendent aussi de la compétence régionale.
Elle ne se plaint pas du surcroît de travail, loue son mari qui assume. « J'ai les moyens de fonctionner. Autour de moi, il y a une équipe formidable. Je me repose sur eux. Les tâches sont bien définies. J'impulse et les services mettent en application. Les fonctionnaires me conseillent ».
Ce qu'elle n'aime pas dans sa fonction ? Parler en public. « Je préfère l'écrit, je suis plus à l'aise ». Alors allez faire un tour sur son blog.
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